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Dictionnaire des gnostiques par Andre Wautier

Extrait dela semaine 228

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Lettre X

XENOCRATE (395-314 av. J.C.)

Disciple de Platon, qu'il considérait comme le continuateur de Pythagore. Pour Xénocrate, Zeus était le Dieu suprême, et d'ailleurs unique, dont tous les autres ne sont que des aspects particuliers.

XEOPHANE

Philosophe grec de la fin du VI°s. avant notre ère, qui critiqua l'anthropomorphisme d'Homère et d'Hésiode. Pour Xénophane, "il est un Dieu au-dessus de tous les dieux et des hommes : sa forme et sa pensée n'ont rien de commun avec celles des mortels.

Lettre Y

Yaldabaôth

Autre orthographe du nom du Grand Archonte démiurge Ialdabaôth de nombreuses sectes chrétiennes gnostiques.

William Butler YEATS (Dublin 1865 - Roquebrune 1939)
.
Poète et occultiste irlandais, qui joua aussi un rôle politique en faveur de l'indépendance de son pays. Disciple de William Blake, d'Helena Blavatsky et de Liddell Mathers, Yeats se sépara de ce dernier et du Golden Dawn pour fonder sa propre organisation, la Stella Matutina plus celtisante. Il adhérera aussi à la Société anthroposophique de Rudoif Steiner.

Les Yézidis

Secte musulmane contre-gnostique présente surtout au Kurdistan. Elle tire son nom du calife omeillade Yazid, dont elle se réclame ainsi que du mystique Adi Moussafir.
Pour les yézidis, il n'y a rien à craindre d'Allah, qui est la bonté et la miséricorde mêmes. Mais il convient de se ménager les bonnes graces d'Iblis, le prince des djenoun et de Satan, celui des diables. C'est pourquoi ils rendent un culte à Satan et vénèrent Iblis, représentant ce dernier sous la forme d'un paon. Pour les yézidis d'ailleurs, Satan ne s'est rebellé contre Dieu que par excès d'adoration pour lui, car ils interprètent de cette façon ce qui est dit à ce sujet dans le Coran et dans "La Vie d'Adam et d'Eve".
Leur culte est un syncrétisme d'islamisme, de christianisme et d'antiques superstitions kurdes. Ils connaissent une initiation à cinq degrés: le mourad le couäl, le fâkir, le pir (prieur) et le sex (ou sheik c'est à dire "maître").
Les premiers yézidis disaient qu'à la fin des temps, Iblis et Satan seraient pardonnés et l'enfer supprimé. Les yézidis contemporains affirment que cela est maintenant fait et que Satan, sous le nom de Lucifer, est devenu l'intermédiaire entre les hommes et Dieu, auquel il transmet leurs prières.
Les yézidis croient à la métempsycose. Ils admettent l'adultère de la femme s'il se commet avec l'assentiment du mari: les titulaires des quatre premiers grades prêtent même volontiers leurs femmes aux sheiks. Le nombre d'épouses autorisé est de cinq. La femme mariée peut cependant divorcer en retournant simplement chez ses parents et, après un certain temps, elle peut même contracter alors valablement un nouveau mariage.

Claude d'YGE

Alchimiste français contemporain, Claude Lablatinière d'Ygé est l'auteur d'une intéressante "Anthologie de la Poésie hermétique" (1948), rééditée en 1976 augmentée d'une étude sur "Le véritable Savinien Cyrano de Bergerac et l'hermétisme de L'Autre Monde"

Yggdrasill

Frêne mythôlogique de la religion scandinave primitive. Il aurait trois racines, dont l'une s'étend vers la fontaine d'en haut, Durdour, là où les Ases tenaient conseil et où les Nornes, tout en fixant la durée de la vie des hommes, versaient sur l'arbre l'eau de cette fontaine afin de lui assurer une sève et une verdure perpétuelles. La deuxième racine s'étend vers le pays des géants; sous ses ramifications s'ouvre la fontaine de Mimir, le premier homme et le roi des morts (qui est donc à peu près l'équivalent de l'Osiris égyptien); c'est cette fontaine qui dispense science et sagesse. Quant à la troisième racine, elle descend vers le Nieflein l'enfer scandinave, où elle est constamment rongée par un dragon, mais se régénère sans cesse. Sur la branche la plus élevée d'Yggdrasill se tient un aigle, tandis que
d'autres oiseaux sont perchés sur les aut'es rameaux.

V. aussi: Aigle, Ases, Ymir.

Ymir (ou Mimir).

Dieu géant des mythologies nordiques, de qui seraient issus les hommes.

V. aussi: Adam Cadmon, Osiris, Yggdrasill.

Brigham YOUNG (1801-1877).

Adepte du mormonisme, qui était allé le propager en Grande-Bretagne en 1840. Il succéda à Joseph Smith à la tête des mormons lorsque ce dernier fut lynché avec son frère Hiram en 1844. Brigham Young émigra alors avec les fidèles en Utah, où ils fondèrent la ville de Salt Lake City, laquelle est encore aujourdhui le centre de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints du dernier jour.

V. aussi: Mormons, Joseph Smith.

Michael YVANOV (1000-1986)
.
Astrologue, magiste, cabbaliste, alchimiste et philosophe bulgare, qui s'établit à Paris en 1937; Ii devint en 1941, succédant au belge Maurice Braive, le représentant en France du Maha Chohan, prince Omar de Cherenzi-Lindt, et reçut
alors le hiéronynie d'Omraam.
Après la deuxième guerre mondiale, Michael Yvanov a fondé une "Fraternité blanche universelle", qui affiche des objectifs très idéalistes. Il est enfin l'auteur d'assez nombreux écrits, qu'il signa, pour la plupart, Mikhaël Aïvanhof.

YVES de Paris ( + 1678 ).

Capucin astrologue, auLeur d'un Astrologiae novae Methodus (1655).

Lettre Z

ZACCAIL

Voir: Jean ben Zaccail.

Moses ben Mordechaï ZACOUTO (Amsterdam 1620 - Mantoue 1697).

Cabbalisee et poète juif, auteur notamment de Shorshe ha-Shemôt (La Racine des Noms), qui est un manuel de Cabbale pratique.

ZACUTO

Voir Zakoute.

Haïm ZAFRANI

Cabbaliste juif marocain contemporain qui s'établit en France. Zafrani est l'auteur notamment de "Kabbale, vie mystique et magie" et d' "Éthique et mystique:Judaïsme en terre d'Islam", où il met notamment en relief les analogies entre le cabbalisme juif et le soufisme islamique.

Zanreus

Voir: Dionysos, Orphisme.

Abraham bon Shmouêl ZAKOUTE (Salamanque 1450 - En Turquie, vers 1510).

Cabbaliste et astrologue juif espagnol, appelé aussi Zacuto. Il est l'auteurnotamment d'un Sepher ha-Iochassine (Le Livre des généalogies).

Shnéour ZALMAN (1745-1813).

Hassid ukrainien, tsadiq de Ladi, qui propagea les enseignements du Baal Shem Thov en Russie. Le hassidisme y sera toutefois qualifié de chabad (secret) parce qu'il y rencontrera de l'ooposition de la part des dirigeants et devra donc se pratiquer plus ou noino clandestinement.
Shnéour Zalman, auteur notamment d'une Torat Or (La Loi de lumière), a donné des interprétations nouvelles au tsimtsoum et à l'arbre séphirotique, ajoutant à celui-ci Doath (la science, le savoir ou la religion) entre Keter (la couronne) et Tipherêt (la beauté), mais avec un rang inférieur à celui des autres séphires.
Il distinguait, parmi les croyants, les benonîm qui ne permettent pas au mal de les dominer, et les tsadiquîm les justes, qui sont arrivés à transformer en eux le mal en bien. Il disait enfin que l'amour de Dieu peut résulter, soit de la contemplation, soit de l'introspection. Le meilleur moyen d'arriver à la première est la prière, tandis que l'on peut arriver à la deuxième par l'étude, l'une et l'autre étant également méritoires.

V. aussi: Sephirôt, Baal Shem.

ZALMOXIS

Médecin thrace du V°s. avant notre ère, qui reforma la religion des thraces et des daces. Ces derniers le mettront au rang des dieux.

V. aussi: Dacs.

S.U. ZANNE (Caneghem 1838 - Ficon 1923).

Né près de Gand, en Belgique, d'un père flamand de petite noblesse et d'une mère juive de tradition rabbinique, Auguste Van Dekerckhove eut une vie aventureuse, voyageant beaucoup et oscillant culturellement entre les civilisations juive, flamande et française.
Après un séjour au Nouveau-Mexique, où il eut notamment des contacts avec des sorciers algonquins et caraïbes, puis à Londres, il résida à Paris de 1884 à 1908 et il y fréquenta les milieux spirites et occultistes. C'est alors qu'en 1894 de mystérieux "maîtres spirituels" lui conféreront le hiéronyme singulier de Siméon Urbain Zanne. Puis, après diverses errances en province, il finit par s'établir définitivement à Mâcon, où il s'éteignit.
C'est à partir de 1895 que S.U. Zanne élabora sa propre doctrine ésotérique, la "Grande Cosmosophie", qui fait l'objet de manuscrits polycopiés tirés à peu d'exemplaires et qui est à base essentiellement de Cabbale judaïque et de tantrisme bouddhique.
Mais il s'intéressa aussi au problème de la langue primordiale, dont il traite dans ses "Principes et éléments de la langue sacrée". C'est cette langue des origines qui aurait donné naissance, selon Zanne, à celles des Atlantes, des Hébreux, des Ibèros, des Eburons, etc.
S.U. Zanne a exercé une certaine influence sur quelques uns de ses contemporains, notamment sur Raymond Abellio, qui s'y réfère dans sa "Fosse de Babel" et dans "La Bible, document chiffré".

Anton ZAPELLI

Fondateur vers 1970 d'un Grand Prieuré de Suisse, qui a son siège à Sion, prétend se rattacher aux Templiers et entretient des rapports avec la loge maçonnique "Alpina".

ZARATHOUSTRA

Voir: Zoroastre.

ZEBEDEE

Nom que porte dans les Évangiles chrétiens le père de deux des disciples de Jésus le Nazaréen, nommés Jacques et Jean. Il s'agit vraisemblablement d'un sobriquet pour Jean le Baptiseur, appelé aussi, chez les Pères de l'Église, Dosithée, Dousis, etc., car l'hébreu zabad veut dire tout comme chanan et comme le grec dosis
C'est également un Zébédéé qui succédera à Jean l'Apôtre comme patriarche d'Ephèse et qui était probablement son fils, petit-fils donc dans ce cas du premier Zébédée.

V. aussi: Dosithés, Johannisme.

José-Tomas ZEBERIO

Philosophe et anthropologue argentin, né à Buenos-Ayres en 1910 et résidant en Belgique, Zeberio n'est pas vraiment gnostique, car il ne croit pas à un antagonisme radical entre bien et le mal. Mais sa conception de l'énergie, source de toute vie, est assez analogue au feu des gnostiques et il croit aussi que Dieu se trouve, par delà les galaxies, en un lieu semblable à l'Empyrée.

Zélotes

Nom qui fut donné aux sicaires de Galilée à partir de 62 environ. Les zélotes prirent une part très active à la guerre contre les Romains en 66 et, sous la conduite d'Eléazar, ils se réfugieront à Massada, où, plutôt que de se rendre à l'ennemi, ils préféreront se suicider collectivement en 73.
On a retrouvé à Massada des manuscrits analogues à ceux de la Mer Morte. Il a été notamnent établi ainsi que les zélotes observaient le même calendrier que les thérapeutes de Coumrâne.

V. aussi: Esséniens, Sicaires, Thérapeutes.

Zen.

Forme qu'a prise au Japon le bouddhisme.

V. aussi: Bouddhisme.

ZENON de Kition

Philosophe grec du IV°s. av. J.C., fondateur du stoïcisme.

V. aussi: stoïcisme.

Zervane (ou Zurvan) Akérène.

Dieu primordial des iraniens. Son nom signifie "le Temps sans limite", ce qui est à rapprocher de l'En-Sof des cabbalistes et de la lumière ontologique de la physique contemporaine. Selon certains, c'est en se scindant en deux que Zervane Akéràne aurait donné naissance au Bien et au Mal. Il est parfois appelé le Dieu "aux quatre visages" : c'est sans doute par analogie avec lui que le dieu latin Janus, qui n'a traditionnellement que deux faces (lanus bifrons) sera parfois représenté avec quatre.

V. aussi: Kantéens, Mazdéisme, Mithraïsme, Simonisme.

Zervanisme

Voir: Mazdéisme, Zoroastre.

Jan ZIZKA (1375-1424).

Disciple de Jan Hus, fondateur en 1419 de la secte des Taborites.

Zodiaque

Répartition bien connue, et remontant à la plus haute Antiquité, de l'orbite solaire en douze subdivisions, de 30 degrés chacune, appelées "signes".
Diverses correspondances entre ces douze signes et les douze fils de Jacob, les douze tribus, les douze travaux d'hercule, etc... ont été proposées, ainsi qu'avec les douze "apôtres" de Jésus-Christ. En ce qui concerne notamment les douze tribus d'Israël, leurs correspondances zodiacales seraient, selon Athanase Kircher, les suivantes: Gad serait le Bélier, Ephraïm le Taureau, Benjamin les Gémeaux, Issachar le Cancer, Juda le Lion, Nephtali la Vierge, Asser la Balance, Dan le Scorpion, Manassé le Sagittaire, Zabulon le Capricorne, Reouben le Verseau et Simeon les Poissons.
Quant aux correspondances avec Jésus et son entourage, aucune des répartitions à nous connues n’est satisfaisante. Aussi proposerons nous la suivante,
compte tenu notamment de ce que les Poissons sont ésotériquement, non des disciples de Jean le Baptiseur ou de Jésus, mais ces derniers eux-mêmes; de ce que le Taureau ne peut être que Judas Iscariote, vu le symbolisme de ce signe, qui est à la fois l’argent (Judas était le trésorier et l'économe du groupe) et le cou (il est censé s'être pendu); que les Gémeaux sont évidemment les deux autres Judas: Thaddée et Thomas; Matthieu et Jean enfin étant respectivement le Scorpion (l'homme) et le Verseau (l'aigle) à cause des attributions traditionnelles des Évangiles qui ont été mis sous leurs noms (Luc, le taureau, et Marc, le lion, n'ont pas été des disciples directs de Jésus) :
Les Poissons: Jean le Baptiseur et Jésus;
Le Bélier: Simon Barina;
Le Taureau: Judas le Sicaire;
Les Gémeaux: Thaddée et Thomas;
Le Cancer: Jacques, fils d'Alphée;
Le Lion: André;
La Vierge: Symeon Kîpha;
La Balance: Nathanaël Bar Tolmaï (Barthélémy);
Le Scorpion: Matthieu Lévi;
Le Sagittaire: Philippe;
Le Capricorne: Jacques, fils de Zébédée, dit le Majeur;
Le Verseau: Jean l'Apôtre, fils de Zébédée.

V. aussi: Astrolooie, Poissons, Archanges et archontes.

"Zohar"

Voir: "Sepher ha-Zohar".

ZOROASTE

Un des plus grands penseurs que l'humanité ait produits. Appelé aussi Zarathustra, Zaradousht, Zaratos, Tserdousht, etc., il réforma la religion mazdéenne au VI° siècle avant notre ère, à l'époque où les judéens étaient captifs à Babylone, ce qui en fait un contemporain du Bouddha, de Confucius, de Pythagore, de Daniel, du roi Cyrus le Grand. Il a notamment écrit des poëmes, qui ont été recueillis en un volume, les Gathas
Pour Zoroatre, il n’y a qu'un seul Dieu, qu'il nomme Aour-Mazda, la "Lumière vivante" et dont il déclare qu'il est impossible de le représenter, en tout cas sous la forme d'un être vivant. Mais de Lui dépendent trois génies: Atar, qui est le feu; Angra Mainiou (l'Esprit mauvais), qui est la fumée et l'obscurité; et Mithro (ou Vohou Manah), qui est l'Esprit de vérité, Spenta Mainiou, lequel joue le rôle d'intercesseur entre les deux premiers, le Soleil étant sa face visible.
Pour divers penseurs cependant, il y aurait eu plusieurs Zoroastres. Pour Plutorque notamment, un premier Zoroastre aurait vécu cinq mille ans avant la guerre de Troie, tandis que les "Homélies" clémentines assimilent ce Zoroastre à Nemrod, un petit-fils de Cham que l'on a parfois assimilé aussi à Hammourabi, le fondateur de la ville de Babel, ou à Amraphel. Selon les Roses-Croix, le premier Zoroastre se serait arpelé aussi Vahoumano et il aurait été le maître de Melkitsédec, voire Melkitsédec lui-même. Il est à remarquer, à ce propos, que dans Pistis Sophia un écrit valentinien de la fin du II° siècle, Melkitsédec est appelé aussi Zorocotora, ce qui est assez proche de Zarathoustra, ainsi que de Voucoub-Caquix, lequel est, dans les traditions des peuples du Guatemala et du Mexique, le Premier Ara, l'Oiseau de Feu solaire.
L'un et l'autre Zoroastres réprouvaient en tout cas absolument le mensonge, précepte qui sera repris par les esséniens. Celui du VI° siècle préconisa en outre le respect absolu de toute vie, proscrivant notamment les sacrifices sanglants d'animaux. C'est sans doute sous son influence que certains prophètes hébreux s'élèveront contre ces sacrifices, pourtant prévus par la Torah cette circonstance est sans doute aussi une des causes qui feront dire par divers chrétiens gnostiques, Marcion notamment, que le Jéhovah des hébreux n’était pas le vrai Dieu.
Le deuxième Zoroastre croyait en outre à l'embrasement final de l'univers après la venue du Saushyant.
Selon Rudolf Steiner, le premier Zoroastre se serait réincarné en l'un des deux enfants Jésus qu'il distingue dans les Évangiles, celui dont Matthieu raconte la naissance, tandis que celui de Luc serait une réincarnation du prophète Nathan; mais ce deuxième enfant Jésus serait mort à l'age de douze ans, son âme se serait alors unifiée avec celle de Zoroastre, réincarné en le Jésus de Matthieu dont le père aurait ensuite épousé Marie, la mère du Jésus de Luc.

V. aussi; Anthroposophie, Melkitsédec, Nemrod, Râzi, Saint-Yves d'Alveydre, Vahoumano.

Zoroastrisme

Nom donné à la religion mazdéenne, ou zervanisme, telle qu'elle fut réformée par Zoroastre au VI°s. av. notre ère.
Cette religion a essaimé en d'autres régions, mais elle est restée dominante en Perse jusqu'aux invasions musulmanes, arabe d'abord, mongole ensuite.
Auparavant, elle avait donné naissance au mithraïsme, le Mithro zoroastrien et le Mitra hindou ayant été confondus, dès la fin du V°s., en un seul personnage divin appelé Mithra.
Les persans restés fidèles au zoroastrisme sont parfois appelés "guèbres" (d'un mot arabe signifiant "mécréant"). Ceux qui s'enfuirent en Inde sont appelés "parsis": leurs croyances ont légèrement évolué sous l'influence de l'hindouisme.

V. aussi: Mithraïsme, Parsis, Zervanisme.

ZOROCOTORA

Nom accolé à celui de Melkitsédec dans quelques traités gnostiques, tels que les "Livres de Iéou" et la "Pistis Sophia". On remarque que ce nom est très proche de celui de Zarathoustra, par lequel est souvent désigné aussi Zoroastre, ce qui va dans le sens de ceux qui pensent qu'il y a eu un premier Zoroastre et que celui-ci s'identifierait à Melkitsédec.

V. aussi: Melkitsédec, Zoroastre.

ZORZI

Voir: Giorgi.

ZOSIME le Panapolitain

Alchimiste et hermétiste égyptien du III° sièce de notre ère, auteur notamment d'un "Traité sur la vertu et la composition des eaux". Pour ce Zosime comme pour Nicolas, c'est les eaux ténébreuses qui auraient été "l'abîme" (tehom) du deuxième verset de la Genèse
Zosime distinguait, d'autre part, un premier Adam, qu'il appelle le phôteinas anthrôpos, l'Homme de lumière (correspondant à l'Adam Cadmon de la Cabbale) qui serait de nature "spirituelle", et l'Adam de chair, l'anthrôpos sarkinos, en lequel le premier a commis l'erreur, sous l'influence des archontes mauvais, de vouloir s'incarner. Pour se libérer de ce bagne qui en résulte pour les humains, il convient, selon Zosime, de s'initier aux mystères d'Osiris et d'Hermès.
Cette distinction entre l'homme de lumière et l'homme charnel sera faite aussi par plusieurs soufis iraniens.

V. aussi: Adam Cadmnon, Kobrâ.

Zestrien

Personnage éponyme du traité du même nom figurant dans la bibliothèque des Séthiens de Khenoboskion. Il se présente comme un disciple de Zoroastre et raconte notamment comment son âme a été baptisée de cinq baptêmes et scellée de cinq sceaux.

Zurvan ou Zeurvane

Voir: Zervane.

============== Fin du Dictionnaire =============

SOURCES PRINCIPALES

Les informations contenues dans ce dictionnaire proviennent essentiellement des ouvrages suivants (utilisés d'ailleurs avec discernement, car il leur arrive assez souvent de ne pas être d'accord entre eux), ainsi que d'une quantité d'études particulières. On trouvera en outre au $ Bibliographie une liste d'autres ouvrages généraux importants en langue française sur le sujet, que nous n'avons toutefois pas eu tous la possibilité de consulter.

Sarane ALEXANDRIAN, Histoire de la Philosophie occulte (Seghers, Paris, 1983).
Prosper ALFARIC, Les Origines sociales du Christianisme (Union rationaliste, Paris, 1959).
Jean et Michel ANGEBERT, Le Livre de la Tradition (Laffont, Paris, 1972).
Philippe AZIZ, Histoire secrète du Nazisme, 4 vol. (Famot, Genève, 1975).
Les Sectes secrètes de l'Islam (Laffont, Paris, 1983).
Jean-Louis BERNARD, Dictionnaire de l'insolite et du fantastique (Dauphin, Paris, 1971). - Aux origines de l'Egypte (Laffont, Paris, 1976).
Un grand nombre des CAHIERS du Cercle Ernest Renan (Paris, depuis 1954).
loan P. COULIANO, Les Gnoses dualistes d'Occident (Pion, Paris, 19go).
Marc DE SMEDT, La Clarté intérieure (L'Age du Verseau, Paris, 1988).
Mircea ELIADE et loan COULIANO, Dictionnaire des Religions (Plon, Paris, 1990, réédité en 1993 par le Grand Livre du Mois).
Plusieurs fascicules de l'Instant Research Service de l'ENCYCLOPAEDIA BRITANNICA U.S.A. (Chicago), lesquels mentionnent eux-mêmes en outre des bibliographies complémentaires.
Antoine FAIVRE, L'ésotérisme au XVIII° siècle en France et en Allemagne (Seghers, Paris, 1973).
Robert M. GRANT, Gnosticism and Early Christianity (Columbia Univ., New-York, 1959; réédité en 1966. Traduit sous le titre "La Gnose et les origines chrétiennes", Seuil, Paris, 1964).
Serge HUTIN, Les Gnostiques (P.U.F., Paris, coil. Que sais-je? n° 808). - Théosophie, à la recherche de Dieu (Dangles, St Jean de Braye, 1977).
Claude LABLATINIERE d'YGÉ, Anthologie de la Poésie hermétique (Montbrun, Paris, 1948; réédité par Dervy-Livres, Paris, 1976).
Jacques LACARRIERE, Les Gnostiques (Gallimard, Paris, 1973).
Heinz LEISEGANG, Die Gnosis (Kröner, Leipzig, 1924). Traduit sous le titre "La Gnose" (Payot, Paris, 1951; réédité en 1971).
Geo LIEBRECHT, Le Fol (Livres cachés VIII, Audiothèque, Bruxelles, 1971).
Charles MARSTON et Patrick BOUSSEL, La Bible a dit vrai (Pion, Paris, 1956).
Paul NAUDON, La Tradition et la Connaissance primordiale dans la spiritualité de l'occident (Dervy, Paris, 1973).
Jean PHAURE, Le Cycle de l'humanité adamique (Dervy, Paris, 1973).
Patrick RAVIGNANT & Pierre MARIEL, Les Maîtres spirituels (C.A.L., Paris, 1972).
Kamal SALIBI, La Bible est née en Arabie (Grasset, Paris, 1987).
François SECRET, Les Kabbalistes chrétiens de la Renaissance (Dunod, Paris, 1964; réédité par Archè, Milan, 1985).
André WAUTIER, Comment naquit le Christianisme, 6 vol. (éd. d'auteur, 1980-83).
- Les Manifestations du Dieu caché, 2 vol. (Ganesha, Montréal, 1991-92).
- Les débuts de l'humanité selon la Bible (Adyar, Paris, 1993).
Gustave WELTER, Histoire des Sectes chrétiennes (Payot, Paris, 1950).
Harm ZAFRANI, Kabbale, vie mystique et magie (Maisonneuve & Larose, Paris, 1986).

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